Pub pour boogaliens !

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dimanche 13 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n° 6


Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

Joe la Frime

Les cheveux poivre et sel, T-Shirt noir estampillé du nom de son bar en bord de mer, jeans Levis avec ceinture qui tient ses étuis d’IPhone et de Zippo. Une gueule de vainqueur, ancien commercial dans un autre monde, patron de restaurant, buveur de champagne dans les boîtes branchées ou les culs des fillettes bientôt émancipées se dandinent au rythme du reggeaton et du ragga. Meilleur client de la bouteille de whisky « JB » du BOOGALOO.
Ce mec a un talent ! Ce mec est excellent ! Ce mec est sympa.

« Salut le BOOGALOO, putain je suis pleine balle, j’ai dépouillé mes clients feujs je leur vends le whisky carrément en bouteille, j’me gave ! Bon vas-y, j’ai soif, j’suis d’humeur ce soir, envoie les sky, j’ai poker, je vais tous les défoncer, je serai bientôt en final à Las Vegas ». Joe la Frime est prêt pour sa soirée, Joe la Frime est un dingue agréable.
Comme beaucoup d’autres, il parle trop. On passe des moments de franches rigolades.
Joe la Frime est un doux pourri, et forcement il nous laisse des vannes mémorables. Il ne pense qu’à sa gueule et n’anticipe pas ce que l’on peut dire de lui. Joe la Frime vit comme si il était à Paris, comme si il était le meilleur, comme si demain était… demain.

Joe la Frime a la patate d’un train colombien qui continue à grimper en suivant le rail.  Jamais fatigué. Toujours un petit pas de danse désynchronisé qui le fait rebondir. Constamment une petite moquerie pour tout le monde avec son sourire vicelard et son air content de lui.

Joe la Frime adore ma moitie, ma magnifique épouse, il la rêve, il la kiffe d’une force. Joe la Frime adore ce qui lui est inaccessible, il veut tout !
Joe la frime ne supporte pas la réussite des autres. Le Boogaloo fonctionne plein pot le samedi, tout le monde est là, les énervés branchés qui vont se repoudrer tous les 20 minutes aux toilettes en étant persuadés que je ne vois rien (on a des notes d’eau de fous, ils tirent la chasse à chaque fois). Les vrais danseurs usent le plancher, les élégants ouvrent la porte aux dames, les latinos sont latinos, les plus jolies filles ont élu domicile au 31 avenue Victor Hugo. Joe la Frime me déteste comme un enfant envieux.

Reste le soir ou il est venu m’initier au poker m’ayant au préalable prêté un des meilleur ouvrage à ce sujet. Bouquin que j’avais lu assidument.
Il a passé sa soirée à recaver et à perdu tout ce qu’il avait.

Joe la frime a fini par revendre son affaire et est reparti vers de nouvelles aventures continentales.

Mais ne vous inquiétez pas car dans la vie comme dans la danse Joe la Frime rebondit toujours !

Tu nous manqueras. Vas-y Joe c’est bon, vas-y Joe c’est bon, c’est bon !

mercredi 9 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n° 5

Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

André le Pâté ! 

Un râtelier à faire espérer tous les prothésistes dentaires, une gueule de « visiteur (le film) », une haleine de représentant en spiritueux, un comportement… comment dire……

André le Pâté est responsable d’un club de plongée, c’est dire qu’il s’y connaît en bouteille et qu’en général il ne manque pas d’air. Mauvais jeux de mots mais on a ce qu’on mérite.

André le Pâté couche quelques fois dans sa voiture qu’il couche quelquefois dans le talus d’ailleurs.

Quand André le Pâté arrive, il est généralement en short, pieds nus, accompagné de son chien, d’une clope et d’une cuite. Il rentre, parle fort, fait des vannes lourdes, pue du t-shirt, tape sur le bar, gueule sur ses potes, est vulgaire. En gros, André le Pâté est un beauf.

Ce soir il arrive avec 2 de ses clients et me glisse fièrement à l’oreille : « J’te ramène du beau monde, je reviens de Sainte-Lucie, ils ont tout payé ».
Je les regarde, avec compassion, manger tous les 3, je le regarde parler tout seul, je regarde ses pigeons se désespérer d’être venu avec un tel cauchemar ».
Du coup les pigeons préparent leur envol, payent la moitié de la note en omettant volontairement d’y inclure les mojitos d’André le Pâté.

Moi je tiens le bar, le bar tient André le pâté.
Après un ultime rhum vieux à faire vomir Serge Gainsbourg, il me jette sa note à la tronche en éructant, et criant qu’avec le monde qu’il ramène il ne devrait rien payer.

On l’a interdit de séjour au Boogaloo.

Tu nous manqueras André le Pâté.. Franchement « tu payes ».

samedi 5 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n°4


Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

L’Elégant !

Un des meilleurs moments, c’est le samedi à 19.00, juste avant l’action.
Je suis installé sur le trottoir dans un chaise en teck et toile confortable, les jambes croisées, le chapeau de salsero bien vissé, un mojito en attendant les premiers effets du guronzan, à balancer des bonsoirs à tous les passants. Ce soir c’est salsa ! En dessous de 90 battements cardiaques à la minute tu n’as pas le droit de rentrer. Ça va chauffer ! Bienvenue au Boogaloo.

Et là… Il arrive, sapé comme un prince, le pli du pantalon parfait tombe sur ses des pompes de danseur qui sont toujours assorties à sa chemise « américaine » comme il dit. 70 piges à bouffer des légumes ou à stresser comme un pompier qui ferait un barbecue dans une pinède le 15 août. Il est sec, longiligne, marche avec des ressorts sous les talons avec les bras qui balancent, le regard vif, inquiet, paranoïaque, curieux, possédé. Il est presqu’à côte de moi, il s’approche, me regarde, il est là. Son sourire illumine le trottoir.
« Eh Patron il y a salsa ce soir ? »

V’la la question !  C’est un peu comme si on te demandait si il y a des œufs dans l’omelette…
Ce lascar aime parler, la tchatche c’est toute sa vie, toujours un truc à dire, un scoop à te raconter, une rumeur à diffuser, bref il s’emmerde.

« Cool, qui joue ? COMO ANTES ou les cubains ? De toute façon je viens ce soir et la prochaine fois je serai avec des brésiliennes. Elles sont bonnes les brésiliennes, moi j’les mange »
Et le voilà parti à parler de cul. J’adore. Il me fait carrément une conférence sur le cunnilingus. 30 minutes non-stop à t’expliquer comment être un sportif de haut niveau avec la langue.
J’en ressors avec bac + 7, un doctorat. Merci « Turquie ».

Il s’appelle « Turquie » car cet extra-terrestre et un ancien chef de bande de son temps, quand il était ado, hier. À peine commençait-il à avoir des poils sous les bras qu’il était déjà un bagarreur dominant qui gagnait toujours ses combats grâce à sa souplesse d’adepte de la capoeira. On disait qu’il était fort comme un turc.

Il vient le soir, danse en remuant les épaules comme les vieux cubains, fait baver les touristes, tourne, rigole et me fait rigoler.

Turquie, tu nous manqueras. Mais STP arrête de me raconter la vie des autres. Reste comme tu es. Tu es beau !


vendredi 4 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n°3


Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

Le bavard !

Ce soir là c’est un concert de « Salsa Dura », version NY année 80, le genre de soirée ou on jette les glaçons en l’air pour rafraichir l’atmosphère. Les mojitos 100 % cubano s’entrechoquent, la piste est en effervescence, il y a la queue au bar, les sud américaines s’envoient des bières Presidente qu’elles commandent directement par 5. Le trottoir est plein d’anciens qui s’en mettent plein les oreilles sur les tubes d’Eddie Palmieri, et du Gran Combo de Puerto Rico. Les musiciens sont à fond.
Tato « el timbalero loco » a décidé de casser ses timbales ce soir, Miguel va finir par y laisser un poumon si il continue à souffler dans son trombone comme ça, Pasto « Doctor Salsa» tape sur ses congas en transe les yeux fermés, Tonio « El Pulpo », joue du piano comme si il avait 6 bras et Georges caline brutalement sa basse 5 cordes à en faire trembler les verres au bar de l’autre côté de la salle.

Un cruiser Chrysler se gare devant, un type rentre, élégant, pantalon clair, chemise bariolé juste comme il faut, lunettes de vue verres teintés dégradés bleus, sourire de pub et physique de rugbyman, une mallette contenant une flûte traversière à la main.

Après un cocktail et de retour des toilettes, il me lance :
« C’est fou, tes chiottes ont la couleur de l’école East Harlem Music School de Johnny Colon (pianiste, tromboniste et chanteur) dont tu as la photo au mur sur tes posters Salsa. Je m’appelle Leopold, enchanté»
J’ai à faire à un aficionado. Ce mec est fou de salsa c’est évident.
Il est là pour jouer de la salsa, pour bœufer avec les Boogaloo all stars. Après le protocole traditionnel, le groupe l’invite à « enchanter » à coup de flûte le fameux titre d’Eddie palmieri « El Molestoso », Terrible.

De retour au bar, c’est à moi de le remercier à hauteur de la prestation, j’invente ce soir là le Camillo especial, un cocktail qui peut tuer un troupeau d’éléphant, qui peut faire perdre illico 12 points, et par la même te priver de permis de conduire pendant 145 ans. Il le boit d’une traite, sans trembler. Ce cocktail est exclusif, je sais que Léopold sera le seul capable de le boire, parce qu’il en faut pour s’envoyer un truc pareil.

Léopold sort sa carte de visite, et me la tend après l’avoir raturée avec son mini Mont Blanc. On ne voit plus la profession mais en dessous de la balance figurant en plein milieu, il est écrit « musicien ».
Il me dit avec son sourire à emballer une none sous serment : « J’ai mal tourné ».

Léopold est un mec bien, toujours disponible avec ses potes.

Tu nous ne manqueras pas Léopold, car on te garde !

jeudi 3 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n°2

Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

Alberto l’impresario
« Bonjour, je me présente, Alberto, je suis l’impresario de COMO ANTES ».

Même s’il est vrai que COMO ANTES aurait eu besoin d’un impresario pour que leurs immenses talents ne restent pas réservés qu’aux initiés et aux copains, je doute qu’ils aient choisi un jour Alberto.

Car Aberto ça rime plus avec mytho et crado qu’avec impresario.
Le ringard. Je le vois encore arriver tout sourire, la tête haute, avec ses 6O balais et son éternel survêtement, pas un Adidas classe old school 70’ version Bob Marley qui joue au foot, non, un bien brillant bicolore avec des élastiques dans l’ourlet, le survette de caillera des années 80.

Alberto cherche systématiquement l’altercation avec moi.
« Tu bois quoi Alberto ? »
« Pas maintenant, je réfléchis, j’vais voir, tu peux pas m’obliger à boire, t’as pas le droit, je fais c’que j’veux, t’attends ! »
Et voilà, c’est parti pour une énième engueulade qui te pollue ta super soirée ou t’avais bien décidé d’être de bonne humeur.

Alberto est la pour draguer, merci mesdames, et boire gratos, merci mesdames et messieurs. Une définition du manque d’élégance. Il aurait eu tort de s’en priver. Il fait de l’effet avec sa grande gueule, son rictus de vainqueur et ses yeux plissés qui lui donnent un regard de fouine vicieuse.

Alberto est un gentil connard, loin d’être abruti. Il se doute bien qu’on est pas là pour faire de l’humanitaire les soirs de concert. On était les seuls tarés à oser s’offrir des quintet de ce prix pour un si petit endroit. Il sait qu’il nous faut vendre des centaines de bières pour payer ce groupe. Il s’en tape comme de sa première conquête.
Car Alberto aime les femmes. Je n’ai jamais vu un type avec autant de sœurs, cousines, nièces. Tous les samedi avec une nouvelle escort girl qu’il laisse souvent s’emmerder seule sur la piste de danse pendant qu’il drague comme un malade tout ce qui a deux nichons.
Il adore particulièrement les blanches en manque d’exotisme qu’il baise dans tous les sens du terme. T’es trop fort Alberto. Tout mon respect.

Et quand Alberto crie bien fort (pour que tout le monde entende qu’il va sortir de l’oseille) :
« Eh patron, donne-moi trois bières Presidente », c’est qu’il vient de se faire offrir un coup.

Alors à la tienne l’impresario. Tu nous manqueras.

mercredi 2 janvier 2013

Les stars du Boogaloo, souvenirs. - portrait n°1

Toute ressemblance etc etc…... Evidemment c'est un roman.

Le chat et « chui chui chui la makrel »


Je commence par eux car ils étaient persuadés et racontaient à tout le monde qu’ils furent les premiers clients du Boogaloo, ce que l’on leur a laissé croire, le client est roi, mais ce n’est pas le cas. Les premiers clients comme ça peut-être…

Lui, le Chat, ancien flic d’une métropole, et aujourd’hui vendeur de sommeil, a traversé plusieurs fois la rue pour son whisky glace eau gazeuse les soirs ou COMO ANTES envoyait la sauce au Boogaloo. Il était la plupart du temps accompagné de sa bavarde pique assiette à perruque.


Le chat et sa Makrel c’etait souvent des problèmes d’argent. Le chat a toujours eu du mal à sortir les 6€ pour son whisky et les 3€ du monaco 35 cl de la Makrel. Pendant qu’il cherchait ses sous dans son portefeuille en exhibant toujours fièrement sa vielle carte de police, elle piquait en lousdé les touilleurs (mélangeurs) Saint James en forme bambous. Elle n’a jamais compris qu’elle pouvait les emporter gratuitement en le demandant….. Un jour elle s’est faite griller et ça s’est terminé par : « Pas la peine de les mettre dans ton sac en cachette, on te les offre avec plaisir ». la petite phrase qui provoque des chaleurs assez visibles au niveau du visage. Mais ça lui allait à merveille, on sentait l’habitude certainement. Car elle était élégante la Makrel, on ne peut pas lui retirer ça, souvent habillée en robe folklorique remarquablement conçue par ses soins et régulièrement avec une jolie coiffe sur ses faux cheveux. Quoiqu’elle porte, elle se mettait en valeur, surtout ses seins magnifiquement portés (enroulés dans son énorme soutien-gorge).


Lorsque le chat partait sans dire au revoir, comprenez sans payer, et que l’on avait pas eu le temps de lui faire signer sa petite note de chromes, il l’oubliait naturellement en dessoulant, euh en dormant. C’était donc définitivement perdu.
Je te remercie le Chat car grâce à toi les crédits ont disparu du Boogaloo.


Le chat comme beaucoup appréciait la plastique de la patronne du Boogaloo, ce qui faisait baisser ma côte et surtout rendait la Makrel folle de jalousie. Elle lâchait alors son venin dans tout Sainte-Luce aux écouteurs qui n’ont que ça comme plaisir et qui bien sur s’empressaient de le répéter à ceux qui le répétaient à ceux qui nous le répétaient.

Vous nous manquerez.

Les stars du Boogaloo

Pour tous les fans du Boogaloo. Les portraits historiques du Boogaloo seront au fur et à mesure bientôt disponibles. Tout les noms seront changés mais vous devriez reconnaître le minimum nécessaire pour des petits makrelag savoureux. Vous y retrouverez les marrants, les râleurs, les gentils, les méchants, les épicuriens, les envieux, les fêtards, les radins, les malades, les généreux, les collaborateurs, les dragueurs, les acteurs, les médias, les flambeurs, les VIP, les bobos, les fachos, les pique-assiettes, les beautiful people, les sympas, les musiciens, les capricieux, les jaloux, les amoureux etc...
Bref ça donne envie non ?